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 | TIME
DEMONLES
PRÊTRESSES DE L'ENFER | | "Attention,
certaines scènes sont à mourir !" | | Hitler,
qui n'est pas mort à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale,
projette d'envahir à nouveau le monde grâce à une machine
à remonter le temps. Celle-ci lui permet de partir à la recherche
d'un talisman magique ayant le pouvoir de donner la vie éternelle.
Il est aidé en cela par un commando SS et une secte de femmes diaboliques.
Le descendant d'un vaillant conquistador pourra-t-il, à notre époque,
contrecarrer les funestes projets du Führer ? |  |  | Une
série Z sexy et parodique complètement déjantée
!
Le film le plus underground de
l'année ! |
Fiche Technique :
Ecrit
et réalisé par Richard J. Thomson
Produit
par Richard J. Thomson, Blaise Michel R., Jean-Pierre Putters et
Damien Granger
Interprété
par Laurent Dallias, Elodie Chérie, Elisabeth Henriques,
Dominick Breuil, Jean-François Gallotte, Alain Robak, Channone,
Chloé, Zabou, Charly Spark, Annie Prati, Eric Weiss, Adélaïde
Winorsky, Serge Crozon-Cazin, Luc Cendrier...
Musique
de Fabien Bénard
AJC VIDEO - AJC
PROPAVAS - MAD MOVIES - 1996 |
| Photo du tournage : |  RJT dirige une "cascade" : Laurent Dallias, le héros, s'abat sur l'affreux nazi tel la foudre.
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La critique de Mad
Movies : «La filmographie de Richard J. Thomson
est déjà éloquente. Attack of Serial-Killers from
Outer Space, Night of Vampyrmania, RoboFlash Warrior...
Rien que du Z, du bon Z bien de chez nous. Du Z qui se réclame comme
tel, qui ne se voile pas la face. Richard J. Thomson, alias Julien Richard,
revendique ce statut très à part dans la production française.
«Pourquoi je fais de la série
Z ? Parce que j'aime le fantastique et que j'ai pas un rond en poche !
Plutôt que de donner dans l'onirisme intimiste en huis-clos, je préfère
les trucs un peu fous, les histoires abracadabrantes. A partir de ce moment-là,
mieux vaut verser dans la dérision, assumer sa condition. Au moins,
le public s'y retrouve. Il sait où il est. Il n'y a pas tromperie
sur la marchandise».
Richard J. Thomson, honnête, ne
biaise pas. Rigolard, il part du principe que Hitler vit encore, qu'une
secte de super-donzelles carrossées et de soldats nazis, nostalgiques
du Troisième Reich assurent sa protection en cette année
1997. Quoi que diminué physiquement et franchement sénile
psychologiquement, le Führer nourrit toujours la modeste ambition
de mettre la planète à sa botte. Difficile d'accéder
à ce rêve lorsqu'on relève davantage du légume
que du fringant dictateur. Mais ses serviteurs sont du genre zélés.
Leur potentat adoré, ils le veulent jeune. Et quoi de mieux pour
rajeunir un Fürher qu'un talisman antique capable de transformer une
momie en écolière ? Encore faut-il la débusquer,
cette boîte de Pandore. Il faut "convaincre" Jack Gomez, comédien
naze et baratineur de première, de la céder. Jack fuit des
tueuses minijupées, des troufions, sans trop savoir ce que ses agresseurs
lui veulent. Sans trop savoir où cette aventure va le conduire.
Comme le spectateur d'ailleurs, pris dans une insondable spirale de péripéties
échevelées. S'y croisent des conquistadors, des soldats allemands
dont un colonel au fort accent teuton, les clients d'une salle de musculation,
des prêtresses qui se câlinent entre elles... «A ce
sujet d'ailleurs, on voulait un film très fun. Pour ça, il
faut du gore, de l'humour, de l'action, du fantastique et aussi du sexe,
un dernier ingrédient qui ne gâte rien dans une série
Z. Plutôt que de convaincre des frangines, des cousines ou des copines
de se déshabiller frileusement devant la caméra, nous nous
sommes dit qu'il fallait le demander à celles qui ont l'habitude
d'aller un peu plus loin que le simple effeuillage. Nous nous sommes lancés
à la recherche de comédiennes X, contre l'avis général.
Finalement, Elodie Chérie s'est lancée dans la galère.
D'autres l'ont suivie». Ce sont Channone, Charly Spark, Zabou
et la très craquante Chloé.
Un bataillon de hardeuses au service de
Richard J. Thomson qui, forternent membré, se paie également
des guests. Auprès de que son interprète fétiche (Laurent
Dallias qui aurait eu sa place dans La Vérité si je Mens),
passent Alain Robak (réalisateur de Baby Blood), Jean-Claude
Romer (encyclopédie vivante du cinéma et fidèle collaborateur
de Jean-Pierre Mocky), Christophe Lemaire (ex-pilier de Starfix,
désopilant dans le sadisme onctueux), Jean-Pierre Putters (patron
de Mad Movies et mécène de la jeune série Z)...
Ce n'est pas encore Le Jour le plus Long, mais on n'est pas loin
des plages du Débarquement foulées par les croquenots hollywoodiens
! «Je regrette tout de même que nous n'ayons pas obtenu
la figuration désirée. Au lieu de huit soldats, nous n'en
avons que quatre. nous dépendions totalement de la disponibilité
des gens et de leur bonne volonté. Parfois, il fallait sucrer une
scène parce que le comédien ou la comédienne ne donnait
plus signe de vie. Bref, je n'ai pas filmé le scénario dans
son intégralité, à cause aussi du manque de moyens,
de temps. Il manque des séquences entières». D'où
une intrigue un peu confuse que ne simplifie pas la présence d'une
machine à voyager dans le temps en piteux état, des intermèdes
érotiques empilés les uns sur les autres... Dramatiquement,
ça fait désordre. Qualitativement, ça fait plutôt
bon genre, ça donne du cachet. A une série Z du moins. Faut
suivre donc, ne pas quitter l'écran des yeux. «Avec un
budget de quelques dizaines de milliers de francs, on ne fait pas de miracles.
Surtout quand le noyau dur du film se réduit à trois-quatre
personnes derrière la caméra. Des amis, des étudiants
en cinéma m'épaulaient de temps à autre. Les aléas
de la production, les mauvaise conditions techniques ont ainsi fait que
le tournage de Time Demon s'est étalé sur un an et
demi. En fait, la caméra a essentiellement fonctionné sur
une période d'un mois, un mois et demi». Un calendrier
très respectable en regard du menu proposé : des nazis kickboxers,
un chevalier sorti d'on ne sait où, des mitrailleuses qui crépitent,
une méchante sévèrement punie de la surchauffe de
ses hormones, l'explosion du repaire des vilains. «Ben non justement,
l'explosion n'apparaît pas à l'écran. Effectivement,
l'usine dans laquelle nous tournions devait être détruite
pour céder le terrain à une gare. En bon disciple de Roger
Corman et du système D, j'ai donc filmé son dynamitage une
nuit glaciale, à l'aide de trois caméras. Malheureusement,
les explosifs n'ont pas rempli leur office : l'usine s'est seulement affaissée.
Quelle déception ! En plus, nous avons tous chopé une vilaine
crève tellement on se les gelait». Résultat : les
acteurs se jettent à terre tandis que quelques débris leur
tombent dessus. Du Z quoi. L'image de quelques tonnes de béton s'écroulant
dans un majestueux ralenti aurait été du plus mauvais goût
ici, dans cette réjouissante production minimaliste, complaisante
versant cul et gore, où les personnages eux-mêmes s'interrogent
sur le sens de l'histoire qu'ils vivent ! »
Marc Toullec
MAD MOVIES - Mai 1997 |
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